Politiquement, le Togo a connu une réforme constitutionnelle en avril 2024 qui a instauré un régime parlementaire, transférant les pouvoirs du président à un nouveau poste, le "président du Conseil", qui n'a pas de limitation de mandat. Cette réforme, jugée par l'opposition comme un moyen de maintenir Faure Gnassingbé au pouvoir, a entraîné de fortes tensions et des manifestations réprimées. Économiquement, le pays a fait preuve de résilience avec une croissance moyenne de 6,1 % entre 2021 et 2023. Le gouvernement vise une croissance supérieure à 6 % pour 2024 et 2025. Cependant, des défis persistent comme la pauvreté (26,2 % en 2023), un déficit budgétaire élevé et un fort endettement. Sur le plan de la sécurité, le risque terroriste est présent dans la région des Savanes au nord, où l'état d'urgence est en vigueur et a été prolongé jusqu'en mars 2026. Des manifestations et troubles civils se produisent également dans les grandes villes, y compris la capitale, Lomé.
