Dans les rues d’Abidjan, son nom résonne de plus en plus fort : Ibrahim Zigui, jeune cyber-activiste ivoirien, proche du parti de Laurent Gbagbo. Connu pour ses prises de parole directes sur les réseaux sociaux, Zigui s’adresse à la jeunesse avec un langage simple et percutant. Dernièrement, une vidéo publiée sur internet a enflammé la toile. Dans ce message, il appelait les citoyens à se mobiliser le jour de la validation des candidatures présidentielles. Il invitait chacun à sortir comme pour une grande fête nationale, drapeaux en main, tenues aux couleurs du pays. Un appel symbolique, présenté par lui comme une célébration pacifique et patriotique. Mais les autorités ont jugé son message trop sensible dans un contexte électoral déjà tendu. Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2025, Ibrahim Zigui a été arrêté par des forces de l’ordre. Depuis, le flou demeure autour de son lieu de détention, suscitant inquiétude et colère. Sa mère affirme n’avoir reçu aucune nouvelle officielle de son fils. Sur les réseaux, de nombreux messages de solidarité se multiplient. Des artistes comme Queen Myriana ou Kommander Samo Samo réclament sa libération. Pour beaucoup, il est devenu le symbole d’une jeunesse qui veut s’exprimer sans peur. Son arrestation relance le débat sur la liberté d’expression en Côte d’Ivoire. À quelques semaines de la présidentielle, l’affaire Zigui reste au cœur des conversations et des tensions.
