Le Conseil du patronat du Québec réagit vivement à la décision du gouvernement de plafonner à 45 000 le nombre d’admissions d’immigrants permanents par année entre 2026 et 2029, dont 28 800 dans la catégorie économique. Selon l’organisation, cette cible est nettement insuffisante pour répondre aux besoins du marché du travail québécois. Le CPQ rappelle avoir recommandé une cible annuelle de 70 000 admissions, dont 45 000 travailleurs économiques permanents, afin de soutenir la croissance et les services publics du Québec. Sa présidente, Michelle Llambías Meunier, estime qu’en maintenant un seuil aussi bas, le gouvernement « ferme les yeux sur la réalité économique », alors que la province manque déjà cruellement de main-d’œuvre pour soutenir ses ambitions. Le CPQ souligne qu’à l’horizon 2033, près de 1,4 million de postes devront être comblés au Québec, et que les entreprises font face à des pénuries structurelles qui freinent leur développement. Son vice-président, Daye Diallo, affirme que ces nouvelles limites auront des conséquences directes sur l’économie : certaines entreprises devront refuser des contrats ou retarder des investissements faute de travailleurs. Le CPQ critique aussi la réduction du nombre de travailleurs étrangers temporaires et d’étudiants internationaux, qui sont pourtant essentiels pour combler les besoins de main-d’œuvre et soutenir la vitalité économique et éducative du Québec. Enfin, l’organisation déplore la suppression du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), qu’elle considère comme un outil stratégique pour retenir les talents déjà formés, francisés et intégrés sur le marché du travail québécois. 🎧 Le CPQ prévient que ces décisions risquent d’accentuer le ralentissement économique du Québec au cours des prochaines années.
