La mort s'aborde avec courage, Et se regarde avec orgueil, Le rire des ennemis est seul redoutable. Je fuirai ce pays, Car ma souffrance est à son comble. Encore que ma misère m'accompagne en exil, Le cœur qui rêve de figues fraîches, Que lui imposent les figues sèches ? Les propos d'autrui sont nocifs : S'ils ne tuent pas, ils amoindrissent. Qu'emporterons-nous des biens de la terre? Nous les laisserons à des héritiers, Et nous nous en irons les mains nues, De ce monde éphémère.