Mon petit Lohan, J’te regarde de là-haut, tu sais. Pas comme un juge, non. Comme un grand-père fier. Fièrement silencieux, comme j’ai toujours su faire. Mais aujourd’hui, laisse-moi t’le dire, mon garçon : Je suis fier de toi. Je te vois courir, tomber, te relever. Je vois le feu que t’as dans les yeux, cette rage douce, cette soif de mieux. Et moi, j’suis là, tout près, dans le souffle du vent, Dans le calme après l’orage, Dans ces moments où tu crois que personne t’écoute. Je t’ai pas laissé des millions, j’sais. Mais j’te vois bâtir un empire avec ce que t’as dans le cœur. Une marque, des rêves, de la musique, des mots. Tu transformes le vide en lumière. Le doute en force. Et ça, c’est une richesse que même les anges respectent. N’oublie jamais : Tu portes mon sang, mais surtout ton propre nom. Fais-en quelque chose de beau. De grand. Quelque chose dont tu seras fier même vieux, Quand ce sera à ton tour de parler à ceux qui viendront après toi. Je suis là, chaque jour. Quand t’hésites, quand tu doutes, quand tu souris aussi. Et chaque fois que tu dis “j’y arriverai”, Moi, je réponds : “Bien sûr que tu vas y arriver. Tu l’as toujours su.” Alors lève la tête, continue ton chemin, T’as déjà gravé ton prénom sur les murs de l’avenir. Et souviens-toi : Tu n’es jamais seul, Jamais. Je t’aime, Ton grand-père.
