Xallat
von Ibrahima GueyeVous pensez qu'avec un VPN, vous êtes totalement invisible, mais en réalité, votre fournisseur d'accès internet et certains sites web peuvent encore savoir que vous en utilisez un. Dans cette vidéo, je vais vous montrer comment ils y parviennent. Ils analysent votre adresse IP, repèrent des fuites DNS ou web RTC, comparent votre géolocalisation et parfois utilise même des techniques avancées comme l'inspection profonde des paquets. Les banques et les services en ligne font cela pour renforcer la sécurité, éviter les fraudes ou bloquer certains contenus. Restez bien jusqu'à la fin car vous allez découvrir des détails surprenants qui pourraient changer votre manière d'utiliser un VPN.
Et si vous voulez encore plus d'informations exclusives et de conseils pratiques, abonnez-vous à ma chaine youtube Cybersn221 où je partage régulièrement du contenu que vous ne trouverez pas ailleurs. Vous vous demandez sans doute pourquoi certains sites ou services veulent absolument savoir si vous utilisez un VPN. En fait, les raisons sont très différentes. Les plateformes de streaming doivent respecter des accords de licence et ne peuvent pas diffuser leurs films ou séries en dehors des régions prévues. Les banques, elles veulent éviter la fraude. Si votre compte se connecte soudainement depuis un autre pays ou depuis un centre de données, c'est tout de suite suspect et ça déclenche souvent une vérification supplémentaire. Les régies publicitaires, de leur côté veulent savoir où vous êtes vraiment pour ne pas gaspiller le budget des annonceurs ni nourrir des fermes de clic. Et puis il y a les États qui pratiquent une forte censure et qui font tout pour bloquer les tentatives de contournement. Chacun voit le problème à sa manière. Certains mettent juste de petites barrières comme un capcha supplémentaire, une limitation de fonction ou un petit temps mort de la session. D'autres sont beaucoup plus strictes. Ils bloquent carrément des plages entières d'adresses, interdisent les connexions depuis des serveurs anonyme ou oblige à couper le tunnel VPN avant de pouvoir se connecter. Et c'est exactement pour ça que beaucoup d'utilisateurs remarquent qu'avec certains sites, tout marche bien alors qu'avec d'autres, impossible d'accéder. Chaque connexion sur internet transporte une adresse IP bien visible. Et à partir de cette adresse, les sites peuvent tirer énormément d'informations utiles. À quel fournisseur elle est rattachée, si elle appartient à un hébergeur, dans quel pays elle apparaît dans les bases de géolocalisation ou encore si ce segment est souvent associé à des activités automatiques. La plupart des grandes plateformes utilisent des listes toutes prêtes qui répertorient les plages d'adresses des data center, les proxy connus ou les points de sortie des anonymiseurs. Et si votre IP correspond à l'une de ces entrées, c'est immédiatement un signal d'alerte. Les plateformes de streaming s'en servent de manière très directe. Les adresses provenant du cloud comme AWS, Azure ou Digital Océon sont souvent bloqués d'un coup car un spectateur normal ne regarde pas Netflix depuis une ferme de serveur. Résultat, un VPN classique peut ne plus afficher le catalogue complet, ne proposer que quelques contenus globaux ou même vous demandez de couper le tunnel. Le même principe existe dans le monde bancaire. Si votre compte est toujours actif à New York et qu'un jour une connexion surgit depuis l'Europe, en plus via un hébergeur bien connu, la banque y voit un risque élevé. Beaucoup préfèrent ne pas prendre de chance et bloquent simplement les connexions via des nœuds anonymes. Les régies publicitaires et des réseaux d'analytique surveillent vos adresses IP tout aussi attentivement. Pour eux, il est crucial de distinguer le trafic domestique réel de celui généré par des centres de données. Des services spécialisé classe les adresses en deux grandes catégories : hébergement ou résidentiel. Ensuite, chaque site utilise cette évaluation à sa façon. Parfois c'est un capcha, parfois une restriction de fonctionnalité et parfois l'information est simplement notée dans votre profil de risque, ce qui influence les contrôles futurs. On a tous déjà vu ça. Par exemple, quand un moteur de recherche vous demande soudainement de prouver que vous n'êtes pas un robot après une série de requêtes, ce que les sites regardent en priorité, c'est si votre IP vient d'un data center ou d'un fournisseur résidentiel. Si votre connexion apparaît dans un pays ou une ville inhabituelle par rapport à l'historique de votre compte et si vos adresses changent trop souvent en peu de temps comme c'est typique des proxis ou du trafic automatisé. En clair, les métadonnées IP sont la première ligne de défense. C'est bon marché, facile à mettre en place, ça réduit vite le bruit. Mais même ici, il y a des zones grises. Les plages d'adresse changent de propriétaire. De nouveaux proxy résidentiels apparaissent et certains blocs fraîchement attribués aux fournisseurs passent encore sous le radar avant d'être ajouté dans les catalogues. Certains services ne se contentent pas de regarder votre adresse IP, ils analysent aussi tout ce qu'il y a autour. Par exemple, si dans votre profil vous avez indiqué une région que vos achats habituels sont liés à une carte bancaire locale et que soudain votre connexion arrive de l'autre bout du monde, forcément le système va se méfier. Ce n'est pas encore un blocage direct, mais c'est déjà une raison de demander une vérification supplémentaire, un code par SMS, une nouvelle authentification ou même un contrôle manuel de l'opération. et ce n'est pas réservé aux services bancaires. Même les plateformes qui n'ont rien à voir avec la sécurité exploitent les données de géolocalisation pour personnaliser l'expérience. Résultat, quand votre position change de façon imprévisible, vous voyez apparaître des effets secondaires. Les langues de l'interface peuvent basculer. Certaines options de livraison disparaissent. Des sections habituelles du site ne s'affichent plus. Parfois, un seul saut de localisation suffit pour que l'antifroute considère votre comportement comme anormal et ralentisse vos actions. Parlons un peu des requêtes DNS. Chaque nom de domaine doit forcément être transformé en adresse IP. Normalement, quand le tunnel VPN est bien configuré, cette résolution passe par le serveur prévu dans le canal
sécurisé. Et tout paraît cohérent, mais en pratique, il y a toujours des failles. Une configuration bancale, un comportement particulier d'une application ou encore des exceptions du système. Résultat, certaines requêtes passent en dehors du tunnel et finissent directement chez le résolveur de votre fournisseur d'accès. Et ce genre de trace est très facile à recouper avec votre véritable route de connexion. Les sites savent en profiter. Il leur suffit de charger une ressource avec un sous-domaine unique et d'observer d'où vient la requête DNS. Est-ce qu'elle passe bien par le résolveur du VPN ou directement par celui de votre box ? Dès qu'il y a une incohérence entre la région du CDN qui fournit le flux et le point de sortie visible, c'est un gros signal d'alerte. Et quand l'adresse IP semble venir d'un pays mais que le résolveur appartient à un autre, pour les plateformes de streaming, c'est encore plus flagrant. Pourquoi ça fuit ? Souvent parce que le résolveur Système intercepte une partie des requêtes ou parce qu'une appli utilise son propre mécanisme DNS ou encore parce que le pilote du tunnel n'a pas forcé tout le trafic à passer par l'interface VPN. La prévention de base, c'est d'activer la protection contre les fuites DNS dans votre client, éviter les résolveurs intelligents de votre opérateur et bloquer le résolvage parallèle que certaines applis tentent d'imposer. Ce qui compte vraiment pour la détection, ce n'est pas le contenu de la requête elle-même, mais l'incohérence entre les indices. Quand votre sortie VPN indique un pays et que le résolveur en signale un autre, il n'y a presque plus de doute possible. Ensuite, parlons de Web RTC et stun. Pour faire simple, les navigateurs savent établir des connexions directes entre utilisateurs. Par exemple, pour les appels vidéos ou les échanges de données en paire à paire. Et pour que ça marche, ils utilisent un petit mécanisme appelé stun qui a tendance à révéler des adresses supplémentaires. Si votre VPN est seulement installé comme extension dans le navigateur et pas directement au niveau du système, ces paquets là peuvent contourner le tunnel sécurisé. Résultat, le site voit deux choses en même temps. D'un côté, la connexion classique passe bien par le VPN, mais de l'autre, les requête stun affiche une adresse différente. Ce double signal est un indice très clair qu'il y a une couche d'anonymisation, même si la connexion principale paraît normale. C'est pour ça que beaucoup de guides conseillent de désactiver ses connexions directes ou au moins de limiter leurs permissions. Dans votre navigateur, il est utile de bloquer l'accès aux connexions pai à paire pour les sites qui n'en ont pas besoin ou de restreindre l'accès aux adresses locale. Et surtout, un VPN installé au niveau du système est beaucoup plus fiable car il va aussi protéger ce trafic secondaire. Ici, on ne parle pas de contenu des échanges, mais bien d'incohérence technique. Si la page s'affiche avec une adresse et que Stone révèle une autre,on comprend vite qu'il y a une couche intermédiaire dans la chaîne. Même avec un chiffrement parfait, il reste toujours des petits détails observables. Les scripts d'une page peuvent lire votre fuseau horaire, la langue de votre interface ou encore le format de la date. Et si votre VPN vous fait apparaître dans un fuseau mais que votre machine en indique un autre, forcément ça soulève des questions. C'est très simple à vérifier. Dans la console du navigateur, une commande peut révéler le fuseau horaire réel de votre appareil qui n'est pas obligé de correspondre à celui de votre sortie VPN. Alors bien sûr, ce n'est pas une méthode infaillible pour vous déanonymiser, mais ce genre d'indice augmente les chances que le système antifraude se déclenche, demande une vérification supplémentaire ou vous colle une capcha. Prix séparément, ça ne veut pas dire grand-chose mais quand ces incohérences s'additionnent avec d'autres signaux, le score de risque grimpe très vite. Votre opérateur ne lit pas le contenu des paquets chiffrés, mais il peut repérer la manière dont vos échanges sont organisés. Au lieu de nombreuses petites sessions vers différents sites, il observe une activité longue et continue vers un seul serveur avec un flux qui garde une structure très régulière et très aléatoire à la fois. Et si l'adresse de destination est dans un autre pays et appartient à un hébergeur, ça devient encore plus évident. Même sans outils sophistiqués, il existe des moyens simples pour détecter un VPN. Les fournisseurs utilisent des listes de points de sortie connu bloquent certains ports standard ou s'appuyent sur des signatures faciles à reconnaître pour les protocoles classique. C'est exactement comme ça que dans les réseaux d'entreprise ou les wifi publics, on empêche souvent les utilisateurs de contourner les politiques internes. On bloque directement les protocoles de tunnelisation. Par exemple, il n'est pas rare que les ports utilisés par défaut soient filtrés comme l'UDP 094 pour Open VPN ou les ports standard d'IPS sec. Les filtres peuvent aussi cibler les plages d'adresses connues pour être utilisées par des anonymiseurs commerciaux. Ce type de contrôle ne coûte pas cher à mettre en place et suffit largement si l'objectif est juste de réduire le nombre de contournements sans chercher à les éliminer totalement. Pour un fournisseur, l'important est de trouver un équilibre entre l'efficacité et le coût. Et souvent ces mesures légères font très bien l'affaire. L'artillerie lourde, c'est ce qu'on appelle l'inspection profonde des paquets et elle est utilisée surtout dans les pays où les tunnel VPN sont strictement limités ou carrément interdits. Le principe, c'est d'analyser non seulement les entêtes, mais aussi le contenu du trafic pour y chercher des séquences caractéristiques. Chaque protocole laisse sa signature des poignés de main d'initialisation, des champs spécifiques, des tailles de paquet particulières ou encore des intervalles typiques entre les échanges. Même si le trafic est enrobé dans du TLS, certains détails peuvent trahir l'origine. Les configurations classiques d'Open VPN, par exemple utilisent souvent les mêmes combinaisons de paramètres, des champs supplémentaires pour l'authentification ou encore des variantes en UDP. Le protocole IPSC lui a ses propres marqueurs visibles au niveau des entêtes. Quant aux solutions modernes qui misent surtout sur la vitesse et la simplicité, elles ne cherchent pas spécialement à se cacher et deviennent donc assez faciles à repérer. Face à ça, les utilisateurs et les fournisseurs de ,VPN réagissent en inventant des techniques de camouflage. On voit apparaître des wrappers qui déguisent le flux en trafic web classique ou des transports inspirés des outils conçus à l'origine pour résister à la censure. Mais malgré tout, il reste des indices statistiques difficiles à masquer. Des colonnes régulières de paquet très homogènes, des tailles qui varient peu ou encore de longues sessions stables vers un seul serveur. Autant de signaux qui se distinguent du surf web normal fait de petites requêtes entrecoupées de pause. Quand l'adresse IP déclenche une alerte, la plupart des sites ne ferment pas directement la porte. À la place, il complique la vérification pour s'assurer que vous êtes bien un humain. Les capchas deviennent plus long, de nouvelles étapes apparaissent, a validation se multiplie et si l'évaluation du risque continue de grimper, certaines fonctions se réduisent, voire l'accès est carrément bloqué tant que le tunnel VPN n'est pas coupé. Vous l'avez sûrement déjà vécu après avoir résolu quelques caps faciles. Le système enchaîne avec des images de plus en plus compliqué ou demande plusieurs séries à la suite. Ça ne veut pas dire que vous êtes considéré comme un utilisateur malveillant. En réalité, c'est surtout un moyen de protéger les budgets publicitaires et de se défendre contre le scrapping automatisé. Le fait d'utiliser un VPN ou un proxy est simplement un facteur parmi d'autres dans cette équation. Pris séparément, chaque indice reste assez flou. Une adresse venant du cloud peut être utilisée de manière légitime. Un déménagement peut expliquer un changement de géolocalisation et l'horloge système n'est pas obligé de coller avec le fuseau local. Mais quand on additionne tout ça, la base de géolocalisation, le type de fournisseur, un résolveur qui sort du tunnel, des traces de protocoles paire à paire et des statistiques depaquet un peu bizarres, là probabilité de deviner qu'il y a un VPN devientquasiment évidente. C'est exactement comme ça que fonctionnent les moteurs modernes 'antifraude. Pas une vérification magique, mais une combinaison de signaux qui se recoupent. et ce tableau n'arrête pas d'évoluer. Les fournisseurs obtiennent de nouvelles plages d'adresses. Les bases de réputation s'enrichissent, les algorithmes de détection deviennent plus fins et les outils d'analyse statistique gagnent en puissance. De l'autre côté, les services de VPN répliquent avec des modes furtifs,renouvellent leur poule d'adresse et testent même des sorties par des segments résidentiels pour rester invisible le plus longtemps possible.Déjà, il faut comprendre qu'il n'existe pas de solution magique, mais il y a plusieurs astuces pour réduire les risques. Utiliser un VPN qui propose un mode furtif ou obfuscation. permet de rendre le trafic moins reconnaissable. Préférez un client installé directement au niveau du système plutôt qu'une simple extension de navigateur aide à éviter les fuites DNS ou web RTC. Choisir des serveurs résidentiels ou des adresses moins connues, des bases de réputation donnent aussi plus de chance de passer inaperçu. Enfin, garder son logiciel à jour est essentiel car les fournisseurs de VPN testent en permanence de nouvelles méthodes pour contourner les blocages. Mais il faut aussi rester réaliste. Si un service veut vraiment bloquer toutes les connexions via VPN, il finira presque toujours par trouver un indice. L'objectif ce n'est pas de devenir totalement invisible, mais de rendre la détection suffisamment difficile pour que ça ne valit pas la peine de vous bloquer.